- Considérant la réduction des moyens qui affecte les enseignants des établissements éducatifs spécialisés et la désorganisation des équipes pluridisciplinaires accompagnant les enfants les plus en souffrance qui en découle,

- Considérant le trop petit nombre d’enfants porteurs de handicap scolarisés dans notre département,

- Considérant que l’assouplissement de la carte scolaire participe à la création d’un enseignement à deux vitesses au détriment du service public,

- Considérant l’abandon par le gouvernement précédent de la scolarisation des 2-3 ans dans l’école de la République au profit du secteur marchand avec le développement de jardins d’éveil, ce que les parents ne peuvent pas toujours financer alors que l’école maternelle permet de prévenir l’échec scolaire,

- Considérant la suppression d’une véritable formation des professeurs des écoles qui n’apprennent plus à enseigner, à qui l’on demande un niveau de qualification de plus en plus élevé, sans contrepartie salariale, sans moyens pour exercer,

- Considérant l’appauvrissement des programmes scolaires vidés régulièrement du contenu essentiel à l’éducation d’un futur citoyen qui devra être acteur de la société dans laquelle il vivra,

- Considérant le nombre de plus en plus élevé d’élèves par classe anéantissant ainsi toute possibilité d’un enseignement, d’une pédagogie de qualité dans un environnement de qualité,

Le Conseil Général du Nord demande :

- l’arrêt des suppressions de postes dans l’Education Nationale,

- des créations significatives de postes en fonction des besoins et des territoires,

- la remise en place d’une véritable médecine scolaire, de postes de RASED, et d’un nombre important de postes pour accompagner les enfants porteurs d’un handicap,

- que des moyens supplémentaires soient alloués aux écoles et aux élèves en fonction des difficultés rencontrées et des territoires,

- la fin de la ghettoïsation scolaire et l’accueil de tous les enfants sans discrimination avec les moyens humains et techniques nécessaires à leur accompagnement en fonction de leurs problématiques,

- que l’école soit un droit dès 2 ans et soit obligatoire de 3 à 18 ans selon l’idée de l’élève qui n’a que l’école pour apprendre,

- la fin de la politique ségrégative en matière de carte scolaire pour rétablir la fréquentation des collèges publics de secteur,

- une réforme de la formation des enseignants pour un Service public de l’Education de qualité sur tout le territoire.