Les salariés des entreprises SBFM, MBF, Fralib, Good Year, Pétroplus, Lyondell Basel, Prevent Glass, Fonderie du Poitou, MReal, Arcelor Mittal, Albany-Cofpa, PSA, Renault, Schneider Electric, Legrand, Eon Snet, Lejaby, Photowatt sont les victimes d’une politiques qui fait l’impasse sur les véritables causes de l’hémorragie industrielle.

Le Conseil Général considère

- que l’absence de stratégie et l‘affaiblissement du potentiel économique de la France émanent d’une volonté de réduire la politique industrielle aux seuls aspects de la compétitivité et la baisse du coût du travail ; - que le coût du travail dans notre Pays, tenant compte de la productivité, est moins élevé que dans certains pays européens puisqu’il se situe au 8ème rang derrière la Suède, le Danemark, la Finlande, l’Italie, l’Autriche et l’Allemagne ; - que l’affaiblissement de l’industrie française s’explique par des facteurs structurels comme les coûts immenses des dividendes versés aux actionnaires supérieurs à l’investissement productif ; - que les exonérations de cotisations sociales nuisent à la protection sociale mais aussi à l’industrie, elles dévalorisent les salaires et les métiers les rendant moins attractifs ; - que les banques ne jouent pas leur rôle de financeurs de l ‘économie en consacrant leurs disponibilités à spéculer et à prêter à des taux élevés grevant les budgets des entreprises et des ménages ; - que le savoir-faire des salariés, meilleur atout de notre pays, est détruit par les suppressions d’emploi.

Le Conseil Général souhaite

- l’ouverture immédiate des Négociations Annuelles Obligatoires par anticipation au titre de 2012 avec priorité sur les salaires et la résorption des inégalités de traitement entre les femmes et les hommes ; - le respect de critères portant sur l’emploi et les politiques salariales conditionnant toute aide publique ; - la suppression des exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires : 186 millions d’heures supplémentaires au 2ème trimestre sont l’équivalent de 400 000 emplois sur un an ; - l’arrêt des suppressions d’emploi et le développement des politiques publiques et notamment donner les moyens indispensables à l’Education, la Santé, la Recherche, la politique énergétique ; - la contrainte pour les entreprises d’examiner sérieusement toutes les alternatives aux licenciements en élargissant les pouvoirs d’intervention des salariés ; - la création d’un pôle financier public et l’établissement d’un mécanisme de crédits à taux réduits pour favoriser l’investissement productif tel que l’emploi, la formation, la recherche, les équipements ; - la taxation des mouvements spéculatifs de capitaux et l’éradication des paradis fiscaux ; - une réforme en profondeur de la fiscalité faisant contribuer davantage les plus riches. La taxation exceptionnelle devrait rapporter 200 millions d’€ quand la baisse de l’ISF a réduit les recettes de l’Etat de 2 Milliards. »