La réalité est la suivante : le Département du Nord a signé avec l’Etat une Convention Annuelle d’Objectifs et de Moyens prévoyant pour l’année 2012 le financement de 3600 contrats d’accompagnement dans l’emploi d’une durée de 6 mois, dont 3300 contrats dans les ateliers et chantiers d’insertion ainsi que 300 contrats dans les collèges.

Sur 12 mois, cela représente plus de 500 contrats aidés supplémentaires par rapport à 2011 quand, dans le même temps, le budget 2012 de l’Etat prévoit de consacrer 116 millions d’euros en moins aux contrats aidés.

Le Conseil général mène une politique dont l’objectif est de rétablir le lien entre les insertions sociale et professionnelle.

Il est toutefois utile de rappeler que lorsque le Département verse 100€ au titre du RSA, 20€ restent à sa charge à cause d’une compensation financière insuffisante de l’Etat. Depuis 2004, l’Etat doit plus de 2 milliards d’euros au Conseil général et aux Nordistes pour l’absence de compensation des allocations de solidarité que sont l’APA, la PCH, ainsi que le RSA qui représente une part importante de cette dette.

Le Groupe Communiste – Front de Gauche reste convaincu que la formation et l’emploi sont la clé de l’insertion.

Or, le Département n’a pas de compétence directe en matière d’emploi. La formation, quant à elle, est sérieusement mise à mal par l’annonce de 1020 suppressions de postes dans l’Académie de Lille à la prochaine rentrée scolaire.

Une véritable politique d’insertion dans le pays passe par l’abrogation du dispositif RSA et par une réindustrialisation du territoire, afin de lutter efficacement contre le chômage qui, avec la politique économique de Nicolas SARKOZY et de l’Europe du capitalisme financier, plonge des milliers de personnes dans la détresse sociale.

C’est l’un des enjeux des élections présidentielle et législatives de cette année.