Comment se fait-il que ce fléau soit encore si important ?



Plusieurs raisons

1) une question de moyens :

Les crédits accordés à cette cause par exemple, ne représentent qu’un tiers de ceux affectés à la sécurité routière.

L’Etat montre là encore une fois de plus son manque de volonté politique de lutter contre ces violences

2) le manque d’information, des préjugés tenaces. Malgré les spots télévisés, les victimes ne se sentent toujours pas le droit et la capacité d’en parler sans en avoir honte.

3) Toujours pas assez de prise en charge psychologique, d’accompagnement et de soins des agresseurs.

4) quant aux victimes, femmes et enfants, ils ne sont toujours pas pris en charge de façon satisfaisante.

En effet, nous constatons que le regroupement en un seul endroit de toutes les démarches, du soutien, des thérapies adaptées…n’existe pas suffisamment, ainsi que le maillage de ces centres d’aides aux victimes

On manque en France de lieux identifiés pour que les victimes puissent parler et être écoutées.

Pour en revenir à ce projet de délibération, le Département dans ses compétences et de manière volontariste cherche au travers de ce protocole à remédier de façon significative à ces drames. Nous souhaitons ainsi apporter une réponse plus globale, plus efficace aux femmes, de la révélation des faits de violences jusqu’à leur retour à l’autonomie. Cette réponse ne peut se faire qu’en renforçant le partenariat entre les différents services de l’Etat, les collectivités territoriales et le secteur associatif.

C’est le sens des 20 propositions réparties en 4 axes majeurs.

Le Groupe Communiste – Front de gauche ne peut que s’associer à cet effort, tout en affirmant que cela ne sera pas suffisant si la législation n’est pas renforcée par une loi anti-sexiste condamnant les discriminations et insultes à caractère sexiste, la banalisation et l’omniprésence de la pornographie et l’instrumentalisation des corps à des fins marchandes.

Agissons pour l’harmonisation par le haut des droits des femmes européennes.

Tout ceci Monsieur le président, mes chers collègues est l’affaire de tous.

Notre groupe soutiendra ce protocole.