Nous militons pour des mesures effectives visant à la réduction des déchets et à la protection de l’eau, nous rappelons que le droit à l’eau est pour nous un droit inaliénable reconnu d’ailleurs comme tel par l'assemblée générale de l'ONU le 28 juillet 2010. D’autres mesures devraient être inscrites dans les stratégies et les politiques en particulier dans les domaines de l’agriculture, de la désertification, de l’énergie, de la protection du climat, ce qui nous semblent essentielles comme le reboisement, objet de cette délibération pour notre département. Le Nord Pas-de-Calais avec sa magnifique palette de couleurs, champs de colza, terrils, plages de sable fin et mer du Nord, n’a cependant pas un camaïeu de vert suffisant !

En effet, seulement 9% de notre région est occupé par des domaines forestiers tandis que, pour les autres régions françaises en moyenne, 28% de leur territoire est consacré aux forêts.

C’est pourquoi cette délibération que nous approuvons illustre clairement la politique volontariste du département en la matière et répond parfaitement à l’attente croissante des nordistes en espaces verts liés à l’amélioration du cadre de vie.

L’arbre est irremplaçable.

Mais l’arbre joue en effet un rôle écologique irremplaçable pour la préservation de la qualité de l’air en piégeant le carbone et en luttant contre l’effet de serre et donc le réchauffement climatique, pour la protection de la ressource en eau en jouant le rôle de filtre, pour le renforcement de la biodiversité en abritant une faune et une flore très variées, pour la lutte contre l’érosion des sols.

L’arbre joue également un rôle social parce que les secteurs plantés seront des supports permettant la mise en place d’animations pour des publics divers et participeront à cette amélioration du cadre de vie.

Et enfin, l’arbre joue un rôle économique en contribuant à la structuration en cours, mais encore insuffisante, de la filière bois-énergie qui valorisera les déchets de bois issus des entretiens des forêts existantes.

Ces différents projets communaux portent sur différentes thématiques comme la création de vergers communautaires, la création de puits de carbone, le renforcement de la biodiversité ou la plantation en accompagnement de voies douces et ceci sur 26 communes.

Mais de manière beaucoup plus large, il ne faut cependant pas écarter de notre réflexion les inquiétudes et interrogations légitimes du monde agricole qui voit dans les politiques de reboisement, le grignotage de leurs terres cultivables.

En effet, selon la chambre d’agriculture, le projet de reboisement du Conseil Régional concernerait 90 000 ha en 30 ans, ce qui équivaudrait à la disparition de10 % des terres agricoles dont la vocation est de nourrir la population. Supprimer 90 000 ha correspondrait à la disparition de 1500 exploitations agricoles et pas moins de 7 500 emplois liés à l’agriculture.

Les agriculteurs ne sont pas hostiles au boisement, mais ils souhaiteraient que le choix des parcelles, à l’échelle de chaque territoire soit judicieux et réalisé en concertation.

Il convient donc de se réjouir pour toutes les raisons que nous avons indiquées au début de cette intervention que le département s’engage dans cette action mais vous le comprenez aisément non sans concertation avec l’ensemble des acteurs concernés.

Le groupe Communiste – Front de Gauche votera cette délibération assortie de cette exigence.