Mais, nous pensons que tous ces dossiers méritent d’avancer à égalité, et non les uns au détriment des autres. Et lorsque nous lisons « remise à plat », « optimisation », ou encore « pilotage plus fin de la maîtrise des dépenses », nous voyons que vous soumettez cela aux contraintes que j’évoquais en introduction. Vous parlez de budgets de relance, mais nous constatons nous qu’ils manquent cruellement d’ambition pour rattraper les retards que vous avez fait prendre aux politiques sociales tout au long de l’année 2016. Nous savons pourtant que la majorité de notre assemblée n’est pas insensible à ces questions. Nous ne vous en faisons pas le procès. Par contre, nous vous reprochons d’accepter, en bons comptables, et non en politiques ces contraintes sans envisager de les contester clairement, renonçant ce faisant à remettre en cause une politique d’austérité qui non seulement défigure la vie de notre département, mais aussi qui chaque jour fait la preuve de son ineptie.

C’est jusque dans les sphères les plus acquises à l’ultralibéralisme économique et financier que cette politique de dévastation inquiète. J’en retiens comme preuve les analyses maintenant affirmées par le FMI, ou encore les inquiétudes qui ont traversé la récente rencontre de Davos, rencontre qui n’est pas réputée pour être un repère de dangereux ultra-révolutionnaires. En conclusion, nous pensons que notre assemblée pourrait être à l’offensive sur ces questions. Les budgets n’étant que la traduction de volontés politiques. Notre pays mérite plus que jamais un véritable Service Public consacré à la perte d’autonomie, véritable enjeu majeur de société pour aujourd’hui et pour demain. N’en déplaise à votre candidat François Fillon, qui veut démanteler notre Système de Protection Sociale. Je vous invite à vous imprégner de notre manifeste « La France en commun », pour une France Protectrice, Solidaire et Ouverte sur le monde.