Dans notre Département, les demandes de logement social en instance représentent 90 000 dossiers et autant familles qui attendent une réponse. Toutes les formes d’hébergement social, public, privé ou d’urgence, sont en crise : l’offre est insuffisante et les tarifs prohibitifs ne tiennent pas compte des revenus des locataires. Ce constat nous le partageons avec les nombreuses associations présentes sur le terrain et qui ne cessent d’alerter les pouvoirs publics.

Car c’est un des grands fiasco de la politique du Gouvernement. Personne n’a oublié ce candidat-Président jurant que s’il était élu, plus personne ne dormirait dans la rue !

Au-delà des nécessaires crédits à inscrire en urgence, c’est une refonte totale de la politique du Logement et de l’Habitat qui est indispensable pour garantir le droit au logement, avec :

- la création d’un service public du logement et de l’habitat garant de l’équité territoriale avec la création d’un pôle public de la construction et d’un pôle public financier,

- le blocage des loyers et des charges de sorte qu’ils ne puissent dépasser 20% des ressources des familles, quitte à imposer une baisse des loyers,

- la maîtrise du foncier par les élus pour éviter la spéculation qui renchérit le prix des logements,

- la création d’un fonds d’intervention permettant d’inciter à la construction de logements sociaux accessibles financièrement.