Une autre logique s’impose.



La question centrale est celle des intérêts payés aux banques, intérêts qui asphyxient les entreprises et réduisent l'efficacité de notre système de production. A cela s’ajoute, pour les grandes entreprises, les dividendes distribués aux actionnaires.



Sur la question des intérêts payés aux banques, il est possible de mettre en œuvreun nouveau crédit bancaire dont le taux d'intérêt serait d'autant plus allégé que les investissements programmeraient plus d'emplois et de formations.



Quant aux dividendes versés aux actionnaires, il faut savoir qu’en près de 30 ans, 10 % de la totalité de la richesse produite dans notre pays est passée de la poche des salariés à celle des actionnaires, soit 195 milliards d’euros par an. Cela ne peut plus durer et il est urgent d’y remédier.



Plus que tout, il convient aujourd’hui de mobiliser autrement l'argent desentreprises, des banques, des fonds publics et de réorienter la Banque Centrale Européenne pour une utilisation de la monnaie et du crédit favorisant la création, la sécurisation, la promotion de l'emploi, de la formation et desrevenus du travail.



Marly, le 6 novembre 2012



Fabien THIÉMÉ Maire de Marly Vice-Président du Conseil Général du Nord