Or les annonces faites récemment dans le cadre de l’acte 3 de la décentralisation nous préoccupent. Les Départements pourraient en effet se voir confier l’ensemble des politiques du handicap, et ce hors du champ de l’assurance maladie avec cette nouvelle organisation territoriale. Une fois de plus, l’Etat ne jouerait ainsi plus son rôle dans l’égalité de traitement des personnes face au handicap et à la maladie. Un nouveau transfert de compétences à la charge des Départements, déjà victimes des multiples désengagements successifs de l’Etat, se prépare.

Nous considérons que la prise en charge du handicap doit s’inscrire dans un nouveau projet de civilisation et d’émancipation humaine basée sur une politique de progrès, de justice sociale et d’un nouveau partage des richesses.