Elles mènent d’indispensables interventions humanitaires en direction des Roms ou des migrants en transit vers l’Angleterre, en majorité des jeunes dont nombre de mineurs. La grande précarité en cette période d’augmentation du chômage touche particulièrement la jeunesse. Quel sort lui réserve t’on puisque 23% des jeunes âgés de 16 à 25 ans sont pauvres ? Est-ce digne d’une société comme la nôtre ? La conférence nationale de lutte contre la pauvreté et pour l’inclusion sociale qui commence aujourd’hui doit être l’occasion pour le gouvernement de prendre ses responsabilités avec de nouvelles mesures fortes en matière de politiques sanitaires et sociales en faveur des plus démunis. Par exemple, la CMU ne bénéficie qu’aux personnes gagnant moins de 660 € par mois alors que le seuil de pauvreté est à 950 € en France. Par conséquent, trop de personnes en sont exclues et renoncent aux soins. Nous soutenons aussi la proposition de Médecins du Monde, à savoir que l’Aide Médicale de l'État (AME) soit intégrée à la CMU, afin de rendre les démarches plus simples pour les populations qui en ont besoin et ainsi ne pas retarder leur accès aux soins. Le droit à la santé pourtant inscrit dans notre constitution n’a jamais été aussi malmené. C’est pourquoi, il est indispensable de remettre en cause :

     - La loi Bachelot avec sa logique de recentralisation et sa conception marchande de la santé ; 
   -   les franchises médicales toujours plus élevées ;
   -   le déremboursement d'un nombre croissant de médicaments ;

- l'augmentation du forfait hospitalier, bref le reste à charge qui décourage l'accès aux soins ; - la taxe imposée aux complémentaire-santé et répercutée sur les cotisants. Hélas, avoir une mutuelle devient un luxe ! Plus que jamais nous devons défendre les valeurs de solidarité et d’universalité que porte notre protection sociale en la faisant non pas reposer comme c’est de plus en plus le cas sur la fiscalité et les taxes mais sur les cotisations sociales. Cela dit, il va de soi que pour améliorer durablement l’état sanitaire de notre pays, il faut s’attaquer en premier lieu à la cause principale de sa dégradation : la pauvreté. Enfin nous demandons de veiller à ce que la nouvelle subvention du Conseil Général attribuée à Médecins Solidarité Lille ne conduise pas à un désengagement de l’ARS comme le budget prévisionnel 2012 de l’association peut le laisser craindre (50 000 € de subvention ARS au lieu de 54 500 €) !

Le groupe Communiste et Front de gauche vote avec conviction ces délibérations en demandant toutefois que l’État via son bras armé l’ARS renforce fortement les moyens des structures qui œuvrent en faveur de l’accès aux soins et à la prévention des personnes précarisées dont le nombre malheureusement ne fait qu’augmenter !