1er responsable : l’Etat qui a failli à sa mission en abandonnant ses engagements financiers. Ce « mensonge d’état » fut le coup fatal pour le projet Liberty Steel ! Que dire de la Région Grand Est qui réduisait son aide de 10 à 1 million d’euros ?

Pourtant, il n’y avait pas photo entre les deux projets :

- Celui du groupe suisse-allemand est inférieur sur le plan social et ne reprend que ce qui l’intéresse chez Ascométal, tirant un trait sur St-Saulve et programmant la fermeture de Leffrinckoucke. C’est un véritable hold-up programmé sur le carnet de commandes et les clients du groupe, au profit des usines allemandes.

- La proposition de Liberty Steel, soutenue unanimement par les syndicats, assurait la reprise de tous les sites et 300 millions d’investissements en 5 ans dont 100 pour la rénovation des sites existants. Leur stratégie industrielle de bâtir un fabricant d’aciers spéciaux de renommée mondiale devait déplaire à leur concurrent.

Pour expliquer cette incohérence, de plus en plus de voix se font entendre sur un accord Macron-Merkel au profit de l’Allemagne.

La prolongation d’un an de St-Saulve est, certes, un ballon d’oxygène pour les salariés, mais avec ce CDD d’un an, le gouvernement et le repreneur espèrent que 2018 sera l’année de la paix sociale et de la résignation.

Ils envisagent déjà une enveloppe de 12 millions d’euros pour un plan social…. Pour cela, ils trouvent des finances ! Le Département, quant à lui, devra financer du RSA supplémentaire. Seule la région s’engage financièrement sur une éventuelle reprise du site.

L’Etat tire un trait sur la filière d’avenir que représentent les aciers spéciaux en lien avec diverses productions comme l’automobile.

C’est la métallurgie-sidérurgie toute entière qui est une nouvelle fois attaquée. Pourtant notre région, 1ère pour la sidérurgie et 3e pour la métallurgie, a déjà vu disparaitre 14.000 emplois en 8 ans.

Contrairement à Bruno LE MAIRE, ministre du « renoncement productif », nous ne pouvons croire qu’un pays peut envisager son avenir sans industrie.

En conclusion :

L’Etat se doit de définir une stratégie économique et industrielle claire. Il est donc urgent de mettre autour de la table TOUS les partenaires.

Il est urgent d’exiger du repreneur qu’il assure un avenir à nos unités de production, surtout celui de Leffrinckoucke. Sans laminoir, l’aciérie de St-Saulve ne sera pas viable et ne trouvera pas de repreneur.

Le Département ne peut pas être absent de cette action. Nous proposons qu’une motion, allant dans ce sens, soit déposée à l’Elysée.