• Le soutien aux projets de recherche sur les maladies neuro-dégénératives ; • Le fonds pour l’amélioration de l’habitat en rappelant les avis du CODERPA à ce propos (concernant les GIR 5et 6, l’abaissement de l’âge, l’ouverture aux petits bailleurs); • Les plateformes de répit ; • Le FDI à renforcer; • Les actions culturelles ; • Les appels à projets mobilité et habitat sont autant de dispositifs qui soulignent l’investissement de notre Département en faveur des Personnes Agées que nous approuvons ; _ Enfin, la décentralisation des politiques en faveur des Personnes Agées au travers des pôles d’autonomie satisfait notre groupe. J’ai bien entendu Mme Fabre à ce propos lors de la présentation du budget Ressources Humaines qui nous indique les grandes lignes des emplois dédiés à cette démarche. Toutefois je rappelle notre demande de connaître d’abord l’état d’avancement de ce projet. Ensuite, les modalités pratiques de sa mise en œuvre en terme de moyens et l’ampleur de l’autonomie qui sera accordée à ces pôles. Pour ce qui concerne les CLIC, des interrogations demeurent au sein de ces structures d’abord quant au désengagement de la CARSAT et ensuite sur le rôle des CLIC dans le cadre des pôles d’autonomie. Nous souhaiterions obtenir des informations complémentaires sur ces sujets. L’éventail des dispositifs engagés par notre Département en faveur de nos aînés ne peut malheureusement pas suffire à lui seul pour améliorer les conditions de vie de ces derniers qui connaissent effectivement une baisse constante de leur pouvoir d’achat. Or, je l’évoque encore une fois et mon groupe l’affirme avec détermination, cette situation intolérable mérite une réflexion d’envergure nationale, et ce grâce à une réforme de la perte d’autonomie. Une réforme promise par le précédent Gouvernement mais qui n’a jamais vu le jour et qui semble être reportée à 2014 par l’actuel Gouvernement. Cet attentisme gouvernemental à propos de ce grand chantier national préoccupe les retraités. Le CODERPA 59, par exemple, évoque régulièrement ce sujet et a interpellé en septembre la Ministre. Nous sommes d’ailleurs encore, à ce jour, en attente de réponse. En effet, le risque de perte d’autonomie tel que pris en charge aujourd’hui par la Sécurité sociale ou bien encore par la CNSA, à travers les régimes maladie, accidents du travail et maladies professionnelles, famille, et vieillesse, est insuffisant. Il suffit d’observer nos recettes du budget Personnes Agées pour également s’en rendre compte. Il faut donc créer un droit universel à compensation, quel que soit l’âge et les ressources des ayants droits. Ce droit universel à compensation doit s’exprimer, à partir d’une évaluation des besoins de la personne, en termes de plan d’aide personnalisée intégrale pour lui permettre de réaliser dignement son projet de vie en lui ouvrant l’accès à une « Prestation de compensation pour l’autonomie ». Plus largement, il convient de permettre le maintien à domicile lorsque cela est possible et voulue par la Personne Agée. La prise en charge par l’Etat des frais d’accueil accompagné de la création du nombre de structures nécessaires est aussi indispensable. De plus, le développement de pôles publics de « l’autonomie » nécessite impérativement la professionnalisation des encadrants. Les carrières sanitaires et sociales sont aujourd’hui fortement sous-qualifiées et précarisées. Pourtant ces métiers sont éprouvants et nécessitent un haut niveau de qualification pour répondre au mieux aux besoins des personnes âgées. Au sujet de l’APA, malgré les 46 millions supplémentaires aux fonds de concours des départements pour le financement, force est de constater que l’Etat ne couvrira que 31% des dépenses. La part des départements dans le financement de l’APA ne cesse d’augmenter, nous sommes en effet à prés de 70% alors qu’en 2002 nous étions à 56%. Les Départements connaissent des difficultés financières majeures, notamment au regard des transferts des allocations de solidarité auxquels il convient d’ajouter les coûts des autres transferts de compétence qui font que, pour le Nord, le pouvoir central a une dette de plus de 2 milliards 400 millions d’euros vis-à-vis des Nordistes. A ce propos permettez-nous chers collègues de nous interroger sur la prise de conscience de nos gouvernants quant à la situation vécue par des millions de Françaises et de Français et parmi eux les retraités et ayant droits. En effet ne pas donner aux collectivités territoriale les moyens légitimes de faire face au désarroi de nos concitoyens est contraire à la volonté de voir se mettre en œuvre une politique nationale plus humaine telle que l’ont exprimée une majorité de Nordistes en mai dernier. L’instauration de la Contribution Additionnelle de Solidarité pour l’Autonomie présentée par le Gouvernement comme la 1ére étape de la réforme sur la perte d’autonomie nous inquiète. En effet, cette contribution additionnelle de solidarité va à l’encontre d’un financement dans le cadre de la Sécurité Sociale qui est, pour le groupe Communiste- Front de Gauche, le seul système qui permet de garantir à tous, sans distinction, une protection contre les aléas de la vie qu’ils soient d’ordre économique, sanitaire ou sociaux. Cette nouvelle taxe de 0,3% concerne les retraités soumis à l’impôt sur le revenu. Elle verra le jour au 1er avril prochain et pénalisera une nouvelle fois le pouvoir d’achat de nos aînés qui, dans leur très grande majorité, même imposables, vivent avec des ressources modestes.

Pour conclure, nous approuvons le budget qui nous est présenté. Toutefois, de façon à préserver le budget départemental et l’intérêt de nos aînés, nous resterons vigilants quant aux promesses de l’actuel Gouvernement afin qu’ils répondent véritablement aux attentes populaires telles qu’elles ont été exprimé au printemps dernier. Pour le moment, nombre de nos aînés s’exaspèrent et craignent de subir encore longtemps les effets dévastateurs de la politique inégalitaire de la Droite. Je vous remercie de votre écoute.