Nous le réaffirmons, le Département doit rester un partenaire privilégié de la Région et des Autorités Organisatrices de Mobilité et de Transports. Et plus particulièrement dans le cadre du SMIRT qui doit devenir le véritable outil d'aménagement et de gestion de la Mobilité et des transports collectifs dans les Hauts de France. À l'heure où les exigences pour le développement des réseaux et dispositifs de transports en commun sont de plus en plus fortes et que les expérimentations en faveur de la gratuité des transports publics se développent, il serait regrettable que le Département ne soit pas pleinement partie prenante de ces évolutions et y consacre les moyens nécessaires.

S'agissant des crédits affectés à la politique des Infrastructures et réseaux dans le cadre de la trajectoire 2016/2020, il convient de noter pour 2018 une grande stabilité budgétaire. Une stabilité qui ne contraste pas avec les exercices antérieurs, alors que les besoins restent toujours aussi criants et nécessiteraient une revalorisation substantielle du budget alloué.

Cela est particulièrement vrai en matière des crédits de fonctionnement pour favoriser une augmentation et une accélération des actions d'entretien et de réparation des voiries départementales et autres ouvrages d'arts.

À ce titre, Un effort particulier serait par ailleurs le bienvenu en faveur des voies cyclables le long des départementales.

Aussi la réorganisation des services de la voirie départementale avec la fermeture et le regroupement de certaines subdivisions commencent à faire sentir ses effets négatifs. Sur ce point comme sur d'autres en matière d'infrastructures et de réseaux mais aussi en ce qui concerne l'aménagement du territoire, les élus locaux sont demandeurs d'une reprise de réunions d'arrondissement annuelles afin d'échanger avec l'institution et son exécutif.

En ce qui concerne les crédits d'investissement notamment pour la préservation du patrimoine départemental et en faveur des projets de développement locaux, une demande forte et légitime s'élève des territoires en faveur de la rénovation/création des bordures et trottoirs le long des départementales en agglomération et des opérations de sécurisation hors et en agglomération. De même et en lien avec la politique d'aménagement du territoire, il serait utile de réfléchir au renforcement et à l'évolution de l'action départementale en matière d'aide à la rénovation des réseaux routiers communaux. En particuliers ceux issus des opérations de transfert et de déclassement ou qui pourraient l'être. Dans ce cadre la stimulation des projets portés par les intercommunalités pourrait être encouragés et bonifiés.

Les moyens supplémentaires nécessaires à ce renforcement de notre politique en faveur des projets de développement locaux pourraient être mobilisés par le biais d'un redéploiement de tout ou partie des crédits réservés à la réalisation du canal Seine Nord (15 M€ en 2018) qui ne seraient pas débloqués durant l'exercice budgétaire à venir. Des crédits qui pourraient aussi venir compléter ceux prévus pour les grands projets de maillage territorial et permettre ainsi l'accélération de leur réalisation.

Voilà les remarques que je souhaitais faire au nom du groupe CRCA sur le budget Infrastructures/Réseaux du Département pour 2018.

Je vous remercie de votre attention.