Nous le savons, les financements des centres sociaux par le département, outre ceux qui découlent des appels à projets (type actions vers les allocataires du RSA dans le cadre du PDI), concernent deux aspects spécifiques :

Un financement pour l’animation globale, pour une montant de 21026 euros en 2017 1) Chaque centre social agréé par la CAF bénéficie de ce financement. Malheureusement l’ensemble des territoires ne bénéficie pas de ce riche partenariat. Une question se pose dans le cadre du développement du maillage de la structure. Celle du financement de nouvelles implantations. En effet, il s'agit actuellement financièrement d'une enveloppe fermée. De ce fait, en cas d’ouverture d’une nouvelle antenne dans un quartier sensible, a) soit il y aurait une baisse mécanique des financements des autres centres, ce qui fragiliserait leurs activités et aurait des effets négatifs pour les usagers, b) soit nous déciderions d’augmenter cette enveloppe.

A ce jour, rien n’est prévu, dans ce sens, dans la convention, ce qui ne favorise pas le développement de cet outil de proximité qui rend de très nombreux services. Services aux populations des quartiers concernés, mais aussi aux élus locaux qui profitent d’un partenaire impliqué dans la vie locale.

c) De plus, les centres sociaux, comme toute structure, connaissent les augmentations du coût de la vie. Une augmentation annuelle basée sur le coût de la vie, au minimum, permettrait d’assurer la pérennité de leurs interventions de qualité.

2) Le financement de leur projet jeunesse : A ce jour, 128 centres s’impliquent dans ces actions et donc bénéficient de ce financement, qui est aujourd’hui forfaitaire et égalitaire. Pour un montant de 38 750 euros par centre social fin 2018.

Ce financement est, rappelons-le, la transformation du financement des ex postes d'Animateurs d'Insertion et de Lutte contre les Exclusions.

L’objectif des centres sociaux est que progressivement tous leurs centres s’engagent dans ces actions en direction de notre jeunesse.

Mais pour cela, la même question se pose : les financements accompagneront ils cette implication progressive des centres sociaux ?

Il va de soi qu’à toute démarche progressive la définition de priorités s’impose. Celle-ci devrait être réfléchie au regard des difficultés que rencontrent les habitants des différents territoires notamment ceux du sud du département.

Je pense qu’il serait souhaitable, dans un contexte économique et sociale difficile et très compliqué entrainant beaucoup de souffrances, d’envisager d’amplifier notre partenariat avec les centres sociaux. Je viens de citer quelques chiffres, nous pouvons constater que les sommes en question sont plus que raisonnables au regard de l’impact des activités sociales multiples de cette structure.