Le fait de ne pas être diplômé met également un frein à l’emploi et une difficulté pour bénéficier d’un emploi à temps plein et durable.

Cette charte a donc bien plusieurs enjeux

Tout d’abord l’emploi : en visant l’insertion des publics qui en sont le plus éloigné et le développement de compétences en proposant des parcours professionnels et de formation adaptés aux besoins sans oublier l’amélioration de l’attractivité de ces métiers souvent méconnus.

Ensuite le développement économique : en pérennisant des activités de qualité et de proximité et en favorisant de nouveaux services d’utilité sociale à la population.

Enfin un enjeu social : en soutenant les familles, en renforçant l’accueil de la petite enfance, l’accompagnement de la perte d’autonomie et le développement des services de proximité.

Il est donc important de venir structurer, encadrer un secteur en expansion. Malgré l’allongement de l’espérance de vie, il n’en demeure pas moins que des pathologies diverses nécessitent une attention et un accompagnement quotidien.

Le maintien à domicile n’est possible parfois qu’à condition qu’un auxiliaire de vie soit attentif au bien être mais également à la sécurité des personnes.

Avec le nouveau Gouvernement, il faut que la loi sur la perte d’autonomie, voit le jour très rapidement dans le cadre d’un service public national et avec pour philosophie le rejet de toute marchandisation ! N’oublions pas que la droite après de grandes promesses a totalement abandonné ce champ de compétence.

Il est urgent de modifier un système qui ne prend pas en charge de façon satisfaisante nos aînés. Il est indispensable de renforcer la politique de prévention de la perte d’autonomie, de mettre en place des stratégies et des structures nécessaires pour amplifier les offres d’hébergement moins médicalisées. Dans le cadre du parcours résidentiel de nos aînés, il apparait de plus en plus indispensable de redéfinir le rôle des EHPAD au regard du vieillissement des populations et des besoins qui en découlent. De ce point de vue, les personnels des EHPAD, leurs organisations représentatives, les associations de résidents demandent à être écoutés et il est urgent de le faire.

Plus de 2 milliards d’euros sont dépensés par l’hôpital faute de prise en charge en amont pour soigner les personnes âgées. Une nouvelle politique nationale de prévention de la perte d’autonomie s’impose donc.

En 2006, les services à la personne se sont élargis à 21 activités avec y compris l’assistance informatique, les travaux de jardinage, le gardiennage ou encore le petit bricolage.

La politique européenne telle qu’elle est conçue actuellement s’apprête à taper sur les doigts de la France à propos des taux réduits de TVA appliqués à certaines activités actuellement imposés à 7 %, ces services devraient alors passer à 19.6%.

Cette fois encore le diktat de l’Europe veut s’imposer.

Si le secteur des Services à la Personne permet, nous le savons, de rendre le maintien à domicile possible, aide les mères de famille à trouver des solutions pour la garde de leurs jeunes enfants, rend tout simplement le quotidien moins pénible, une question reste prépondérante : le coût.

Il existe des structures agréées ou autorisées, cette distinction n’est pas comprise par le public qui ne se retrouve pas dans ce système trop complexe qui mériterait une harmonisation.

Car certaines de ces structures éprouvent d’immenses difficultés pour tenter de survivre et maintenir les emplois.

Ce secteur est donc promis à se développer à la condition de se structurer, d’être coordonné par des politiques novatrices afin de faire émerger une filière d’excellence dans ce domaine.

Pour cela, il faut une véritable politique public avec les financements utiles afin de répondre aux besoins de nos concitoyens.

Le groupe Communiste-Front de Gauche souhaiterait connaître le diagnostique réalisé par le cabinet de consultants Brigitte CROFF.

Nous souhaiterions également que cette étude soit adressée au CODERPA puisque c’est un sujet sur lequel des réflexions doivent être engagées prochainement.