C'est à Avesnes-les-Aubert, à 2 km de Cambrai, où il est né en 1932, que son caractère s'est forgé. « Je suis un fils du peuple. Mon père était ouvrier agricole mais, quand il rentrait à la maison, il se transformait en mulquinier, c'est-à-dire tisserand. Ma famille avait des idées avancées et on parlait souvent de communisme. » L'Occupation le marque et explique beaucoup de choses. « J'ai été témoin des trahisons et j'ai haï la collaboration des Français d'extrême droite. J'ai aimé les résistants, héros que rien n'a fait changer d'opinion, ni la torture, ni la mort. Des communistes amis de mon père étaient de ceux-là. J'ai adhéré plus tard au "parti des fusillés"... (le PCF). » Dans l'après-guerre, on le retrouve à l'école normale de Douai où il fait deux rencontres. La culture d'abord : « Beaucoup était fait pour éveiller à la culture (théâtre, cinéma, etc.), c'était extraordinaire. » Sa seconde rencontre est celle de Georges Hage, qui y enseigne la gymnastique. Les deux hommes se retrouveront trente ans plus tard, M. Valette étant le suppléant, à trois élections législatives, de « Jo » Hage.

Auby, il y arrive en 1961 pour enseigner l'anglais. « C'était une ville ouvrière avec la Compagnie royale asturienne des mines, les Engrais d'Auby, la fosse 8... », se souvient-il. Il adhère au PCF en 1964, est élu maire en 1971 où il prend la ville aux socialistes. Il sera élu cinq fois de suite avant de laisser place à Freddy KAZMARECK en 2001.

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