Le document transmis mentionne je cite « une situation préoccupante » au regard du ratio de solvabilité puisque celui-ci était de 12 ans et 7 mois en 2011.

Un ratio acceptable est inférieur à 10 ans précise le document.

Cela signifie, pour le futur proche, une maîtrise plus forte des dépenses de fonctionnement et une faible augmentation des emprunts.

C’est donc notre Programme Pluriannuel d’Investissement qui risque d’être impacté. Vous avez raison Monsieur le Président, travaillons à une réactualisation du P.P.I. accompagnée du bilan des travaux réalisés.

La conclusion du document est d’ailleurs claire : « stabiliser la dette et prioriser les investissements ».

Six objectifs sont proposés pour ce DOB, l’un d’entre nous interpelle : « négocier avec le Conseil Général des financements complémentaires ; cette proposition est d’ailleurs réaffirmée en conclusion du document ».

L’an dernier, le budget du SDIS s’élevait à 269 millions d’Euros avec une contribution du Conseil Général de 88 millions. Pour le budget 2012 du SDIS le Conseil Général a voté une contribution totale de 95 millions : 7 millions de plus.

La contribution du Conseil Général était de 21,76 millions en 2003, elle est aujourd’hui de 95 millions !!!

Une progression dans un contexte financier difficile pour le Conseil Général du Nord puisque l’Etat lui doit 2 milliards d’Euros, au titre des transferts de charges non intégralement compensés soit 270 millions d’euros de dette rien qu’en 2010.

Pensez-vous honnêtement Monsieur le Président, Cher(e)s Collègues que le Conseil Général puisse encore faire un nouvel effort sauf à mettre en péril son équilibre financier et les politiques départementales dont certaines restent à développer et d’autres à affirmer.

Cet exercice budgétaire confirme au moins une chose, une chose que les élus Communiste – Front de Gauche n’ont de cesse de répéter : le mode de financement actuel des SDIS a atteint ses limites.

D’autres le disent aussi, d’une manière différente, comme la Cour des Comptes dans son rapport qui recommande la diminution du nombre des C.I.S. ou encore la modification de l’organisation du travail des personnels.

Les élus communistes ne souscrivent pas à cette logique. Nous ne souscrivons pas non plus à une taxe supplémentaire, une taxe S.D.I.S. ou Sapeur – Pompier en quelque sorte qui apparaîtrait sur les feuilles d’impôts, une taxe de plus.

La population est suffisamment imposée comme cela ; son pouvoir d’achat est en chute vertigineuse ; la pauvreté et la précarité causent des désastres humains. Tous les rapports des associations caritatives le démontrent.

C’est une autre organisation des Secours dont notre pays a besoin. Une organisation nouvelle qui fasse que nous cessions d’être les percepteurs de l’Etat.

Une organisation de la Sécurité Civile placée sous l’égide de l’Etat et qui n’écarterait pas les élus.

La Sécurité Civile est une mission régalienne de l’Etat réaffirmons le tous, en toutes circonstances.

Quant aux financements, regardons vers les bénéfices des entreprises à risques, regardons vers les profits pharamineux des compagnies d’assurances, profits réalisés grâce à la réactivité des Sapeurs – Pompiers et à la qualité de leur matériel, grâce au 84 euros payés chaque année par chaque habitant du Nord via les contributions des collectivités.

Où cela va-t-il s’arrêter ?

L’argent existe dans ce pays, il coule même à flots. Il ne suffit que d’une volonté politique pour partager ces richesses du CAC 40.

Les 40 plus grandes entreprises françaises ne manquent d’ailleurs pas d’argent. Elles ont, au cours du seul premier trimestre 2011, dégagé un bénéfice de 46,2 milliards d’euros soit une hausse de 9,2 %. Leur chiffre d’affaires pendant cette période bondit de 7,3% soit 650 milliards d’euros.

Les missions des Sapeurs – Pompiers ont évolué puisque 70% de celles-ci intéressent le secours à la personne.

Pourquoi ne pas frapper aux portes des A.R.S. ?

D’ailleurs le Schéma Régional d’Organisation des Soins (SROS) et le Schéma Départemental d’Analyse et de Couverture des Risques (SDACR) devraient s’articuler dans l’intérêt des populations.

Il y a urgence à mener une nouvelle démarche des SDIS de France auprès du Ministre de l’Intérieur comme il y a urgence à connaître en cette période de débats, la position sur la Sécurité Civile de celles et ceux qui aspirent à gouverner demain notre pays, comme il y a urgence à saisir la nouvelle majorité de gauche du Sénat.

Par ailleurs, monsieur le Président, les élus communistes souhaitent savoir le nombre de Sapeurs – Pompiers du Nord détachés dans les Services Préfectoraux et Ministériels ?

Sont-ils à notre charge ?

Quelle autre mission de l’Etat prenons nous à notre compte ?

Nous avons lu dans le document que le personnel administratif, techniques et spécialisés s’élève à 534 agents.

Nous souhaiterions que nous soit présenté dans le cadre d’un prochain Conseil d’Administration l’organisation de ces services et leur rôle.

Enfin, Monsieur le Président, les élus communistes – Front de Gauche vous demandent de ne pas payer à l’Etat la contribution pour ANTARES, ce système nous a été imposé et nous l’avons déjà financé.