Cet état de fait, notre groupe n'entend pas l'admettre. Nous comptons poursuivre son combat pour que l'Etat verse son dû au Département. Il convient de se saisir de l'installation de la nouvelle présidence pour réitérer nos demandes de juste compensation des charges liées aux prestations sociales. Collectivement, notre assemblée s'honorerait à revendiquer l'effectivité, non seulement du principe constitutionnel de compensation intégrale, mais aussi à exiger la mise en œuvre d'une véritable solidarité nationale à l'égard d'une population nordiste majoritairement modeste.



Ceci étant, nous exprimons une réelle méfiance vis à vis du mécénat dès lors que celui-ci se caractérise par sa volatilité. Il va de soi que l'absence de pérennité de ce type de financements doit conduire à la plus grande prudence sur la nature des actions ou projets départementaux concernés par le mécénat. Nous veillerons donc à ce que les politiques de long terme de la collectivité ne dépendent jamais du bon vouloir du secteur privé.



Enfin, n'oublions pas que mécénat n'est pas philanthropie. Les donateurs ont des intérêts certains à agir de la sorte, à commencer par l'avantage fiscal. Outre la diffusion de leur image de marque, les entreprises disposent ici d'une fenêtre parmi d'autres d'optimisation fiscale. Rappelons qu'une dépense fiscale n'est pas neutre pour la Nation, laquelle se prive de sources de financements. Prenons garde au fait que demain les entreprises pourront choisir l'affectation d'un impôt qui ne dit pas son nom quand l'Etat et les collectivités territoriales devront mener les politiques d'intérêt général avec des moyens encore plus restreints.



Aussi, exprimons nous une réserve quand cette délibération.