Il me semble important aujourd’hui de les rappeler : - ne pas opposer insertion professionnelle et insertion sociale, nous devons intervenir simultanément sur les deux compte tenu de la diversité de profils des allocataires. - Pour les contrats d’insertion favoriser le partenariat avec les services publics - Concernant l’élargissement de l’intervention de notre institution au secteur marchand, nous insistions sur a) l’impératif de ne pas nous substituer aux emplois ordinaires, b) de ne pas offrir une main d’œuvre à bon marché, c) éviter de tomber dans l’aubaine financière pour les entreprises au détriment des personnes d) de favoriser le partenariat avec les TPE, PME et PMI e) d’être très exigeant avec les entreprises pour que l’allocataire bénéficie en fin de formation d’un emploi pérenne. Face à notre perplexité, nous vous avons demandé la mise en place d’une commission de suivi de ce nouveau dispositif qui se voulait expérimental. Celle-ci n’a pas vu le jour mais nous avons régulièrement obtenu certains résultats nous vous en remercions. Un an après le démarrage, nous aimerions obtenir une analyse sur la situation particulière des bénéficiaires de 2017 notamment leur % d’employabilité initial et les formations offertes.

Aujourd’hui au regard des résultats de la première année, vous nous proposez de doubler l’objectif de CIE. Certes les résultats de la première année sont intéressants mais pas encore satisfaisants comme le déclarait notre collègue Olivier HENNO lors d’une précédente séance plénière. Doubler l’objectif oblige plus que jamais de tirer les enseignements de l’expérimentation et surtout de rester vigilants sur les dérives possibles. C’est pourquoi je souhaitais rappeler nos préoccupations qui restent encore plus d’actualité. Surtout ne pas empruntez le chemin de la facilité pour faire du chiffre ! Car cela peut être destructeur pour les intéressés qui sont en souffrance. Ne faut-il pas renforcer les critères d’attribution de ces financements publics et être très rigoureux dans leur application ? Pour nous la création d’une commission de suivi au sein du CD reste d’actualité ! Concernant les PEC : « parcours emploi complémentaires », qui remplace les contrats aidés à partir de janvier 2018, vous proposez de recruter 400 allocataires du RSA pour les emplois dans les collèges et établissements médico-sociaux (prioritairement en EPHAD). Ceci appelle de notre part 1 remarque et 2 questions : - Remarque : l’Etat finance peu ce dispositif ! - Et questions : Pour les collèges, une expérience existe dans notre département ce qui n’est pas, me semble-t-il le cas, dans les EHPAD ? Des emplois de réinsertion ne peuvent se substituer aux emplois dans le médico-social, donc quels types d’emplois et quelles fonctions assureront-ils ? Nous ne pourrons compenser les sous-effectifs actuels par des emplois précaires d’insertion, donc sous-qualifiés. Personne ne peut penser cela. Les usagers ont le droit à un service public de qualité et nous devons être garants de ce droit. En conclusion : Je rappelle que le but essentiel de ces parcours d’insertion est de permettre à une population très fragilisée de reconquérir un réel degré d’employabilité. La priorité n’est pas de fournir aux entreprises des emplois subventionnés avec des personnes immédiatement employables. Votre objectif déclaré est de cibler la partie des allocataires du RSA très fragilisé et que ce dispositif d’insertion professionnel ne vienne pas affaiblir l’insertion sociale indispensable pour un grand nombre d’allocataires du RSA. Complémentarité oui, Substitution non Quelle garantie pouvez-vous nous apporter dans ce domaine ? suivant votre réponse, nous définirons notre vote